French-parliament-debate-44
Le gouvernement de Sébastien Lecornu cède à la facilité en imposant le budget 2026 par 49.3, trahissant ses promesses et provoquant une onde de choc politique.

Après des mois de discussions stériles et de fausses promesses, le gouvernement de Sébastien Lecornu a finalement tranché : le budget 2026 sera imposé via l’article 49.3. Une décision qui sonne comme un aveu d’échec retentissant et une véritable mascarade démocratique. Malgré les engagements initiaux de ne pas recourir à cette arme constitutionnelle tant décriée, le Premier ministre, acculé par l’incapacité à rallier une majorité, jette l’éponge et opte pour la force brute.

Cette trahison de la parole donnée a immédiatement provoqué une vague d’indignation. L’opposition, de la France Insoumise au Rassemblement National, dénonce un « déni de démocratie » et un « passage en force ». Les mots sont durs : « Sébastien Lecornu a menti aux Français », fustige Sébastien Chenu (RN). Mathilde Panot (LFI) promet le dépôt d’une motion de censure contre ce « budget de malheur ». Même au sein de la majorité, on tente de justifier un choix « moins pire » que les ordonnances, signe d’un malaise profond.

Le monde économique, lui aussi, observe avec une inquiétude grandissante cette valse-hésitation. Les chefs d’entreprise, déjà échaudés par des revirements fiscaux, ne croient plus à la parole du gouvernement. Le budget, qualifié d’« imparfait » même par Laurent Wauquiez (LR), semble être une collection de concessions qui alourdissent la dette sans apporter de réelle vision pour l’avenir du pays. L’objectif d’un déficit à 5% paraît bien optimiste face à la réalité d’un texte qui « reprend tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France », selon Bruno Retailleau (LR).

Ainsi, après un processus budgétaire chaotique, la France se retrouve avec un budget imposé, symbolisant l’impuissance du gouvernement à obtenir un consensus. Un nouveau coup dur pour la confiance des citoyens et des acteurs économiques, qui voient s’éloigner la perspective d’une gestion saine et transparente des finances publiques.