
La trêve en Syrie, à peine annoncée, s’est effondrée. Des combats acharnés ont de nouveau éclaté lundi soir entre les forces de Damas et les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) kurdes aux abords de Rakka, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH). Une intense série de bombardements a été signalée, balayant toute illusion de paix. Cet embrasement survient juste après un prétendu cessez-le-feu, démontrant la fragilité désespérante de la situation et la duplicité des acteurs.
Malgré l’appel de Kaja Kallas, haute représentante de l’UE, à une cessation immédiate des hostilités pour éviter une nouvelle spirale de violence, les armes ont parlé plus fort. L’illusion d’un dialogue constructif, esquissée lors de l’entretien téléphonique entre le président syrien Ahmed Al-Charaa et Donald Trump concernant les droits kurdes, est désormais pulvérisée par la réalité amère du terrain. La « nécessité de garantir les droits et la protection du peuple kurde » et de « préserver l’unité du territoire syrien » n’a été qu’un vœu pieux, sans aucune substance réelle face à la brutalité des affrontements.
Le soi-disant accord de quatorze points, censé intégrer les FDS aux ministères de la défense et de l’intérieur, et prévoir le transfert de territoires et de prisonniers de l’EI, est désormais plus qu’un simple bout de papier. Le chef des FDS, Mazloum Abdi, avait pourtant accepté le retrait de ses forces des régions clés de Deir ez-Zor et Rakka. Ce qui devait être une avancée vers la paix se révèle être un piège amer, propulsant la région vers une incertitude encore plus grande et menaçant de replonger le pays dans une guerre civile sanglante.






