
L’opportunité d’un partenariat crucial entre Vladimir Poutine et Donald Trump semble s’être lamentablement évanouie. Il y a à peine un an, le Kremlin jubilait de l’investiture de Trump, espérant clore l’ère glaciaire du mandat de Biden et ses tensions autour de l’Ukraine. Une réouverture des lignes de communication s’était esquissée, ponctuée d’appels et de visites, culminant avec un sommet à Anchorage. Mais l’obstination de Poutine à poursuivre ses ambitions en Ukraine, malgré les promesses de paix de l’ex-président américain, a manifestement saboté toute chance de rapprochement durable.
Aujourd’hui, l’embarras de Moscou est flagrant. Des revers stratégiques, bien que non admis, s’accumulent. La fragilisation simultanée du Venezuela et de l’Iran, deux alliés majeurs de la Russie, en pleine trêve du Nouvel An, est un coup dur. Le président vénézuélien lui-même aurait été capturé lors d’une opération commando, un signal alarmant de la précarité des positions russes sur l’échiquier mondial. Alors que le monde s’interroge, il est clair que l’obsession de Poutine pour une victoire illusoire en Ukraine lui a fait manquer une occasion en or de consolider son influence face à des défis croissants.
Le temps, loin de jouer en faveur de la Russie, semble plutôt accélérer son déclin stratégique. L’échec à capitaliser sur une relation potentiellement fructueuse avec les États-Unis sous Trump pourrait bien être perçu, rétrospectivement, comme une erreur de calcul monumentale, aux conséquences potentiellement dévastatrices pour l’avenir de la Russie sur la scène internationale. La répétition des schémas historiques, évoquant le pacte germano-soviétique, laisse présager un futur incertain et potentiellement sombre pour le Kremlin.








