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Le géant Castel est visé par un redressement fiscal pouvant atteindre le milliard d'euros, révélant des pratiques douteuses et une crise de gouvernance.

Le géant français des boissons, Castel, est frappé par un redressement fiscal qui pourrait atteindre la somme pharaonique d’un milliard d’euros. Une nouvelle alarmante confirmée par Alain Castel, directeur général de la branche vins du groupe, qui révèle l’ampleur de l’enquête menée par Bercy sur plusieurs années. Cette situation financière désastreuse met en lumière les pratiques fiscales d’une entreprise jusqu’alors perçue comme un fleuron de l’économie française.

Le milliardaire Pierre Castel, âgé de 99 ans et fondateur du groupe, voit son empire vaciller sous le poids de cette révélation. Le redressement, qualifié de « pré-lancé », souligne un changement radical dans les méthodes d’investigation des autorités. « Les temps ont changé, les mentalités ont changé. Les méthodes d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui », a déclaré Alain Castel, reconnaissant la nécessité de « remettre tout ça d’aplomb » après ce revers fiscal cinglant.

Cette affaire n’est pas un cas isolé pour Castel. Grégory Clerc, avocat fiscaliste helvète et directeur général du groupe depuis octobre 2023, avait déjà défendu Pierre Castel dans un litige similaire en Suisse. Le milliardaire avait été contraint de verser plus de 350 millions d’euros pour n’avoir pas déclaré une partie de sa fortune. Ces révélations successives dessinent un tableau préoccupant des pratiques de gestion et de déclaration fiscale au sein de l’entreprise.

Outre les problèmes fiscaux, Castel est également en proie à une crise de gouvernance majeure. Des tentatives infructueuses de la famille du fondateur pour révoquer Grégory Clerc témoignent des tensions internes. Alain Castel dénonce une « captation du pouvoir » et un management par « la peur et la menace », laissant présager des jours sombres pour l’avenir de ce mastodonte de l’industrie des boissons, dont le chiffre d’affaires a pourtant atteint 6,5 milliards d’euros en 2024.