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David Lisnard menace d'un affrontement présidentiel à droite et attaque un budget jugé « socialiste », révélant des divisions profondes. Un pari risqué pour 2027.

David Lisnard, président de Nouvelle Énergie, intensifie les tensions à droite en brandissant la menace d’un affrontement direct à l’élection présidentielle de 2027. Son appel à censurer un budget qu’il qualifie de « socialiste » et sa proposition d’une primaire élargie de la droite et du centre révèlent une profonde division. Malgré le soutien de personnalités médiatiques, la stratégie de Lisnard soulève des questions sur la capacité de la droite à s’unir.

Devant près de 1300 sympathisants à la Mutualité, Lisnard a lancé un avertissement cinglant : « Si personne ne veut de la primaire, et bien on s’affrontera au 1er tour de la présidentielle ». Cette déclaration, loin de rassurer, met en lumière le manque de consensus actuel. L’élu a précisé qu’il maintiendrait cette ligne, sauf si une candidature « incontestable » devait émerger, un scénario jugé peu probable à ce jour.

Le soutien de l’écrivain Boualem Sansal et d’autres figures comme Véronique Genest et Franz-Olivier Giesbert, qui louent les qualités de Lisnard comme « l’homme de la situation », semble insuffisant pour masquer les fissures. Les commentateurs s’interrogent déjà sur l’arrogance de cette démarche et l’absence d’une démission explicite de LR, perçue comme un manque de clarté politique. Dans un pays où l’individualisme prime, l’émergence d’un leader charismatique reste incertaine, laissant présager un avenir politique des plus chaotiques pour la France.