
La SNCF, sous prétexte de «confort optimal», vient de dévoiler son offre TGV inOui Optimum, réservée à une clientèle professionnelle et… strictement sans enfants. Cette initiative, présentée comme une solution de luxe, expose en réalité les dérives d’une société qui n’arrive plus à supporter les plus jeunes. L’entreprise ferroviaire justifie cette zone «uniquement» adultes, où même un billet plein tarif ne saurait ouvrir la porte aux familles, par une quête de «maximum de confort à bord».
Pourtant, cette annonce survient dans un contexte de dénatalité préoccupante. Est-il acceptable qu’une entreprise publique, censée promouvoir l’inclusion, contribue à la fragmentation sociale en ostracisant les enfants? Cette politique du «no kids» n’est-elle pas le symptôme d’un profond malaise, où le vivre-ensemble cède la place à des segments de marché toujours plus étroits? Les critiques fusent, dénonçant une dérive «dégueulasse» qui pourrait ouvrir la voie à d’autres exclusions, comme si la coexistence des générations était devenue un fardeau insupportable.
Le calme et le confort sont certes des aspirations légitimes, mais à quel prix? En créant des espaces ségrégués, la SNCF ne fait qu’accentuer une fracture déjà béante. Plutôt que d’investir dans des solutions innovantes pour une meilleure cohabitation, elle opte pour la facilité, alimentant ainsi une tendance dangereuse où l’intolérance envers les enfants devient la norme. Cette décision, loin d’être un simple ajustement commercial, est un triste reflet de nos contradictions et de l’échec collectif à construire une société inclusive.






