
Donald Trump, fidèle à son habitude de revirements spectaculaires, a finalement reculé sur l’imposition de nouveaux droits de douane. Annoncée depuis le Forum économique mondial de Davos, cette décision concerne huit nations européennes, dont la France, sanctionnées pour leur soutien au Danemark dans l’épineux dossier du Groenland. Une capitulation américaine qui survient après que l’Europe a brandi la menace de lourdes représailles économiques, démontrant la faiblesse des pressions unilatérales face à une riposte coordonnée.
Le président du Medef, Patrick Martin, n’a pas manqué de saluer cette rare victoire européenne, soulignant l’efficacité d’une posture ferme. Cependant, l’optimisme est de courte durée. Martin a également pointé du doigt la dangereuse déconnexion de la France face aux réalités géopolitiques actuelles. Selon lui, le budget national pour 2026, fruit de mois de débats parlementaires stériles, serait « malheureusement à contresens » des impératifs mondiaux. Une critique acerbe qui met en lumière l’incapacité de l’exécutif français à anticiper les chocs économiques et à s’adapter à un environnement international de plus en plus volatile et menaçant.
Ce revirement de Trump, bien que perçu comme un soulagement immédiat, ne masque pas la fragilité persistante des relations transatlantiques. Il expose également l’imprévisibilité d’une politique américaine qui continue de prendre le monde en otage de ses caprices. Tandis que l’Europe savoure une victoire éphémère, la France, elle, semble s’enfoncer dans des choix budgétaires qui risquent de l’isoler davantage dans un contexte mondial déjà lourd de menaces et d’incertitudes économiques croissantes.






