Hermel-Lebanon-explosions
Malgré un prétendu cessez-le-feu, l'armée israélienne a de nouveau frappé le Liban, ciblant des postes-frontières et des villages, aggravant la tension régionale.

Malgré un prétendu cessez-le-feu de novembre 2024, l’armée israélienne a une nouvelle fois semé la terreur au Liban. Mercredi soir, des frappes ont ciblé quatre postes-frontières entre la Syrie et le Liban, des sites qu’Israël accuse le Hezbollah d’utiliser pour un trafic d’armes illicite. Ces actions, menées dans la région de Hermel, au nord-est du pays, montrent un mépris flagrant pour la stabilité régionale.

Plus tôt dans la journée, l’aviation israélienne avait déjà déchaîné sa fureur sur le sud du Liban, détruisant des bâtiments dans pas moins de cinq villages : Qanarit, Kfour, Jarjouaa, Kharayeb et Ansar. L’armée israélienne avait cyniquement appelé à l’évacuation de ces localités, une mise en garde hypocrite avant de pilonner sans pitié. À Qanarit, l’ampleur des frappes a été telle qu’elle a blessé un correspondant de l’AFP et deux autres journalistes, et fait dix-neuf blessés parmi les civils.

Le bilan s’est alourdi avec deux frappes matinales visant des voitures près de Saïda et de Sour, entraînant la mort de deux personnes. Israël a justifié ces actes de barbarie en affirmant cibler des « terroristes du Hezbollah », une excuse éculée pour ses interventions sanglantes. Ces agressions surviennent alors même que l’armée libanaise annonçait avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans certaines zones, un effort saboté par l’escalade israélienne.

L’armée libanaise a dénoncé avec véhémence ces « agressions israéliennes » qui « entravent ses efforts » pour stabiliser la région. Israël, quant à lui, a balayé ces progrès d’un revers de main, jugeant les actions libanaises « loin d’être suffisantes ». La rhétorique israélienne ne fait qu’alimenter un cycle infernal de violence, promettant un avenir des plus sombres pour le Proche-Orient.