
Le Forum économique mondial de Davos, habituellement théâtre de discussions sérieuses, a été le cadre d’un spectacle pour le moins étonnant. Donald Trump y a officiellement lancé son « Conseil de la paix », présenté comme une entité majeure, censée travailler en collaboration avec les Nations unies. Cependant, les véritables motivations derrière cette initiative semblent bien plus sombres et tournent autour de la prise de pouvoir et de l’affirmation d’une influence personnelle démesurée.
Devant un parterre de dirigeants, dont certains sont connus pour leurs penchants autoritaires, Trump a claironné que ce Conseil deviendrait un « des organes les plus importants jamais créés ». La mise en scène, orchestrée avec une précision douteuse, visait à asseoir la légitimité d’une instance entièrement façonnée par l’ex-président américain. Le refus catégorique de Paris, Londres et de la Norvège d’y prendre part révèle déjà les fissures de cette prétendue unanimité, soulignant le caractère controversé de l’entreprise.
Les déclarations grandiloquentes de Trump sur sa capacité à « régler huit guerres » et à en finir « très prochainement » avec le conflit ukrainien, sans aucun détail concret, suscitent plus d’inquiétude que de confiance. Sa réécriture audacieuse de l’histoire, attribuant à son seul crédit la résolution de conflits complexes et la destruction de programmes nucléaires, met en lumière une vision déformée de la réalité. L’affirmation d’avoir « anéanti » les installations nucléaires iraniennes ou rétabli la paix au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran, alors que la région reste en proie à des tensions extrêmes, est une preuve flagrante de cette désinformation.
Le soi-disant succès de son premier mandat, qualifié d’« extraordinaire », et la promesse d’un second mandat encore meilleur, s’inscrivent dans une rhétorique habituelle de l’auto-congratulation. Les affirmations concernant l’éradication de l’État islamique et la baisse des menaces globales ne résistent pas à un examen rigoureux des faits. Ce « Conseil de la paix » semble être, en réalité, une plateforme de propagande personnelle, un outil pour Donald Trump afin de renforcer son image et sa capacité d’influence sur la scène internationale, bien loin d’une véritable quête de stabilité mondiale.






