
Le Forum économique mondial de Davos, jadis théâtre d’ambitions grandioses, a de nouveau été le triste témoin des volte-face imprévisibles de Donald Trump. Après une matinée marquée par un discours agressif envers l’Europe, le président américain a, comme à son habitude, opéré un revirement spectaculaire. Une pirouette de dernière minute concernant le Groenland, après des semaines de menaces d’annexion qui ont profondément fragilisé l’Alliance atlantique.
Ce revirement, loin d’être un signe de sagesse, met en lumière une diplomatie chaotique qui ne cesse de semer le trouble. Pendant près de trois semaines, Trump avait martelé son intention de s’emparer de l’île arctique, quitte à briser les liens transatlantiques. Une escalade alimentée par la crise vénézuélienne, où il avait déjà tenté un coup de force audacieux. Cette manœuvre géopolitique a non seulement menacé la stabilité régionale mais a aussi exposé la fragilité de nos alliances internationales.
L’ombre des sanctions planait sur huit États européens, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, tous menacés d’une augmentation des droits de douane. La réponse européenne, bien que timide, avec l’envoi de soldats pour une mission exploratoire, n’a fait que souligner l’incertitude et la tension qui règnent. Le spectacle offert à Davos est celui d’une puissance américaine imprévisible, laissant l’Europe dans l’expectative, incapable de bâtir des stratégies à long terme face à de telles oscillations. La prétendue détente n’est qu’un sursis temporaire, le prochain coup de théâtre n’étant qu’une question de temps.







