
En ce début d’année 2026, la Chambre des Députés est le théâtre d’une nouvelle crise politique. Le recours controversé à l’article 49.3 par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a provoqué une dixième motion de censure de La France insoumise, rapidement suivie par celle du Rassemblement national. Une situation qui illustre le blocage profond et l’incapacité du gouvernement à trouver des compromis.
Malgré des promesses initiales de ne pas utiliser le 49.3, le gouvernement a cédé à la pression, incapable de résoudre l’impasse budgétaire. Ce stratagème, loin d’apporter la stabilité, a jeté de l’huile sur le feu. La reconduction temporaire des crédits de 2025 n’est qu’un pansement sur une hémorragie, prouvant l’échec des négociations et la fragilité de l’exécutif. Même l’option des ordonnances budgétaires, pourtant sérieusement envisagée, a été balayée, laissant le 49.3 comme seule porte de sortie, une décision amère et révélatrice d’une gestion chaotique.
La contestation, loin de se limiter aux extrêmes, a gagné les rangs de la droite, avec des figures comme David Lisnard, maire de Cannes, exprimant leur soutien à une motion de censure. Un signal alarmant pour la majorité, qui voit ses soutiens s’éroder. Cependant, la motion de LFI, avec 269 voix, n’a pas atteint les 288 nécessaires pour renverser le gouvernement, tout comme celle du RN avec ses 142 suffrages. Un soulagement de courte durée pour Sébastien Lecornu, dont l’autorité sort grandement affaiblie de cette épreuve, le laissant aux prises avec une Assemblée de plus en plus fracturée.






