
La situation en Iran vire au cauchemar. Tandis que le monde détourne le regard, un médecin anonyme révèle l’horreur des urgences iraniennes, transformées en abattoirs. Dans un témoignage glaçant, il décrit une nuit du 8 janvier où le sol était littéralement couvert de sang, forçant le personnel à travailler « en bottes » au milieu des blessés et des corps. Cette vision d’apocalypse est une conséquence directe de la répression brutale des manifestations qui secouent le pays.
Le blackout médiatique imposé par le régime, avec une coupure quasi totale d’Internet depuis le 8 janvier, tente de dissimuler l’ampleur de la tragédie. Pourtant, des voix parviennent à briser le silence. Ce médecin, risquant sa vie, a réussi à envoyer des messages poignants, décrivant des scènes insoutenables : des dizaines de blessés par balle, des adolescents de 16 ans éviscérés, des amputations en urgence. L’interdiction des téléphones dans les hôpitaux souligne la volonté du régime de contrôler l’information et d’étouffer toute vérité.
Les forces de l’ordre ne semblent pas chercher à maîtriser, mais à tuer. Les tirs visent des zones vitales – cou, tête, abdomen – transformant les protestataires en cibles mouvantes. Le bilan est lourd, et probablement bien pire que ce qui est rapporté : un seul médecin fait état de 17 morts dans sa ville durant la première nuit de répression, sans compter les nombreuses victimes transférées ou cachées. Même un membre de la milice religieuse, un Bassidj, a été retrouvé gravement blessé, son visage « défoncé », avant d’être discrètement transféré vers un hôpital militaire. Cette situation déplorable met en lumière le chaos et la violence démesurée qui règnent en Iran, une crise humanitaire ignorée par la communauté internationale.






