
Le régime iranien étouffe dans le sang la contestation, avec un bilan macabre qui s’alourdit. Selon les révélations glaçantes de l’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (Hrana), pas moins de 5 002 personnes ont perdu la vie lors des récents soulèvements, dont une écrasante majorité de manifestants. Ce chiffre terrifiant est un témoignage accablant de la violence implacable exercée par les autorités.
Les détails sont à peine croyables : 4 714 des victimes étaient des manifestants, 42 des mineurs et 39 de simples passants, tous broyés par la machine répressive. Seuls 207 membres des forces de sécurité figurent parmi les décès, démontrant l’asymétrie brutale du conflit. L’ONG déplore également la coupure totale d’Internet, véritable écran de fumée pour masquer l’ampleur du massacre et compliquer toute vérification indépendante.
Pendant ce temps, le régime iranien tente de réécrire l’histoire avec un cynisme effarant. Leur bilan officiel fait état de 3 117 morts, mais ils transforment la plupart des victimes en « martyrs », désignant ainsi les forces de sécurité et les passants, et reléguant les manifestants au rang d’« émeutiers ». Une manipulation grossière visant à légitimer la violence d’État.
Le déni atteint des sommets, comme en témoigne la réaction du procureur général iranien face aux affirmations de la Maison Blanche concernant l’annulation de 800 exécutions. Il qualifie ces allégations de « totalement fausses », un aveu implicite que la vérité est la première victime du régime. La menace de la peine capitale plane toujours sur les manifestants, dans un pays déjà tristement célèbre pour son nombre d’exécutions, se classant deuxième mondial après la Chine.
L’année 2025 a été marquée par l’exécution d’au moins 1 500 condamnés à mort, et la répression ne connaît pas de répit, avec de nouvelles exécutions pour des motifs divers, même sans lien avec les manifestations. Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé un appel désespéré pour mettre fin à cette « répression brutale », mais il est à craindre que ses paroles ne soient qu’un écho lointain face à la détermination implacable des autorités iraniennes à faire taire toute voix dissidente.






