
L’audition de Jack Smith, l’ancien procureur ayant inculpé Donald Trump à deux reprises, s’est transformée en un véritable spectacle politique devant la Chambre des représentants. Dépeint par les partisans de Trump comme le chef d’une chasse aux sorcières acharnée, Smith a tenté de défendre ses accusations d’atteinte à l’intégrité de l’élection de 2020. Cependant, le bilan de cette séance de plus de cinq heures reste maigre, ne révélant que peu d’éléments nouveaux et soulignant l’impasse d’une procédure déjà compromise.
Les critiques fusent : cette audition, forcée par la réélection de Trump, apparaît comme une tentative désespérée de légitimer des poursuites qui ont finalement été abandonnées. La règle du Département de la Justice interdisant de poursuivre un président en exercice a, en effet, mis un terme abrupt aux deux procédures fédérales contre l’ancien locataire de la Maison Blanche, l’une concernant la tentative d’inverser les résultats électoraux de 2020, l’autre la gestion de documents classifiés.
Cette comparution publique a offert à Jack Smith une plateforme pour réfuter les accusations incessantes portées contre lui. Néanmoins, l’impact réel de son témoignage reste incertain. L’opposition le considère comme un échec flagrant, tandis que les soutiens de Trump jubilent face à ce qu’ils perçoivent comme la confirmation d’une cabale politique. En fin de compte, cette audition houleuse ne fait que renforcer la polarisation du débat politique américain, sans apporter de solution concrète aux profondes divisions qui minent le pays.






