
L’Indonésie est une nouvelle fois frappée par un désastre humain d’une ampleur terrifiante. Un glissement de terrain dévastateur, survenu près de Bandung sur l’île de Java, a déjà coûté la vie à au moins 17 personnes, un chiffre qui s’annonce malheureusement bien plus lourd. Plus de 70 âmes sont toujours portées disparues, piégées sous des tonnes de boue et de débris. L’angoisse est palpable à Pasirlangu, où des familles entières attendent désespérément des nouvelles de leurs proches, disparus depuis des jours.
Le drame, déclenché par des pluies torrentielles incessantes, a ravagé deux villages entiers, ensevelis en un instant. Malgré la mobilisation de près de 2 000 secouristes, militaires et policiers, les chances de retrouver des survivants s’amenuisent d’heure en heure. Le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) a confirmé ce bilan macabre, ajoutant que 73 personnes manquent toujours à l’appel, laissant des centaines de familles dans un désespoir abyssal.
Plus d’une cinquantaine de maisons ont été réduites à néant et plus de 650 personnes ont dû être évacuées, laissant derrière elles des vies détruites. Les opérations de recherche sont rendues extrêmement dangereuses par l’instabilité du terrain et la menace constante de nouveaux éboulements. Les secouristes, contraints de creuser parfois à mains nues, travaillent sous la menace de nuages menaçants, symboles d’une nature implacable et déchaînée. Cette catastrophe souligne, une fois de plus, la fragilité des populations face aux caprices d’un climat de plus en plus imprévisible.







