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La tentative d'organiser une primaire à gauche pour la présidentielle s'annonce comme un fiasco. Divisions internes et absence de projet commun condamnent cette initiative à l'échec.

L’appel à l’unité de la gauche pour la présidentielle, lancé depuis Tours, semble être une fausse note historique. Cette ville, symbole de la scission profonde de 1920 entre le PS et le PC, illustre parfaitement la division persistante qui mine la gauche française. Loin d’être un signe d’espoir, ce choix de lieu met en lumière l’incapacité chronique de ces partis à s’entendre.

Le projet de primaire, porté par des figures comme Olivier Faure et Marine Tondelier, est d’une fragilité déconcertante. Il repose sur des bases instables, sans réelle garantie de ralliement de leurs propres troupes. Une part significative des socialistes, derrière Carole Delga, préfère déjà soutenir Raphaël Glucksmann, prouvant que les chefs de partis sont déconnectés de leur base. Les poids lourds du parti, tels que François Hollande, rejettent fermement cette tentative d’unité artificielle, la qualifiant de « bricolage » sans fondement.

Cette initiative, loin de renforcer la gauche, ne fait que souligner sa désunion profonde et son manque de vision commune. Comment espérer convaincre les électeurs quand même les acteurs majeurs n’y croient pas ? Les querelles intestines et l’absence d’un projet partagé condamnent d’avance cette primaire à être un spectacle de désolation politique, préfigurant un échec cuisant aux prochaines élections. La gauche française semble se diriger vers une nouvelle déroute, incapable de proposer une alternative crédible et unie face aux enjeux actuels.