
Un scandale éclate alors que la France, patrie autoproclamée des droits de l’homme, semble abandonner les artistes et chercheurs gazaouis en danger. Le programme Pause, censé offrir un refuge, est désormais sous le feu des critiques pour ses restrictions d’accueil jugées inacceptables. Des voix s’élèvent pour dénoncer une hypocrisie grandissante face à la détresse de ces intellectuels.
Marion Slitine, chercheuse au CNRS et fondatrice du collectif Maan pour les artistes de Gaza, a révélé avec consternation la suspension des dossiers des Gazaouis. La raison ? Des « autorités locales israéliennes et jordaniennes » qui restreignent drastiquement les évacuations. Une excuse qui sonne creux pour beaucoup, laissant planer le doute sur la réelle volonté politique de la France d’honorer ses engagements. Pendant ce temps, le Quai d’Orsay reste silencieux, un silence assourdissant face à cette crise humanitaire et intellectuelle.
Les chiffres sont accablants : 21 lauréats du programme Pause et leurs familles, soit 115 personnes, sont actuellement bloqués à Gaza. Pour la dernière sélection de 2025, seuls 12 dossiers sur 67 ont été validés, un véritable désastre pour ceux qui comptaient sur la France comme un dernier recours. Même des étudiants gazaouis se retrouvent piégés, leurs espoirs brisés par des décisions administratives.
L’affaire Ziad Medoukh, poète et professeur à l’université Al-Aqsa, premier Palestinien chevalier de l’ordre des Palmes académiques, symbolise cette déchéance. Bloqué à Gaza, il s’accroche encore à l’idée que la France représente le pays des droits de l’homme, une vision de plus en plus érodée par la réalité. Après une suspension des évacuations à l’été 2025 suite à une « faille » dans la procédure, la France peine à regagner la confiance perdue, laissant des centaines de vies en suspens dans un conflit qui s’éternise.






