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La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, est vivement critiquée après la mort de deux manifestants à Minneapolis lors d'opérations de l'ICE, exacerbant les tensions politiques.

La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, est au cœur d’une tempête politique suite à des incidents tragiques à Minneapolis. Deux manifestants ont perdu la vie lors d’opérations de l’ICE, jetant une ombre menaçante sur l’administration Trump à un an des midterms.

Renée Good, une manifestante, a été mortellement fauchée par un véhicule de l’ICE le 7 janvier, suivie par Alex Pretti, abattu par des agents fédéraux le 24. Noem, loin d’apaiser les tensions, a qualifié Good de « terroriste intérieur » et a affirmé, sans preuves, que Pretti avait « attaqué » des policiers. Ces déclarations incendiaires ont provoqué un tollé, même parmi certains républicains.

Malgré les appels à la transparence et les demandes d’auditions parlementaires émanant de son propre camp, Noem semble conserver un soutien fragile du Bureau ovale. Cependant, la nomination de Tom Homan, le « Tsar des frontières », pour superviser les opérations de l’ICE à Minneapolis, suggère une désapprobation silencieuse de la Maison-Blanche face à la gestion de crise de Noem.

Les démocrates, quant à eux, réclament ouvertement sa démission. Une motion de destitution, déjà forte de 146 signataires, dénonce des « assassinats » sous sa direction et un « échec lamentable » à la tête du Département de la Sécurité intérieure. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, l’a même qualifiée de « menteuse, incompétente, vicieuse ». La pression monte, et l’opinion publique, y compris l’électorat républicain, montre une désapprobation croissante de la politique migratoire actuelle. L’avenir politique de Kristi Noem s’annonce incertain face à cette crise grandissante.