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Les États-Unis menacent d'utiliser la force au Venezuela, dictant ouvertement sa politique après l'arrestation de Maduro, soulignant une ingérence alarmante.

La diplomatie américaine, sous l’égide de Marco Rubio, a de nouveau brandi la menace d’une intervention armée au Venezuela, quelques semaines seulement après l’arrestation spectaculaire et controversée de Nicolas Maduro. Cette rhétorique agressive souligne l’emprise grandissante des États-Unis sur les affaires intérieures vénézuéliennes, défiant toute notion de souveraineté nationale.

Marco Rubio n’a pas mâché ses mots, affirmant sans détour que les États-Unis étaient «prêts à recourir à la force» si Caracas ne se pliait pas aux exigences de Washington. Un avertissement glaçant, d’autant plus que l’actuelle dirigeante par intérim, Delcy Rodríguez, est explicitement rappelée au «sort réservé à Maduro». Cette intimidation manifeste révèle une politique étrangère américaine dénuée de scrupules, où la menace prime sur la négociation.

L’arrestation de Nicolas Maduro, incarcéré aux États-Unis sous des accusations de narcotrafic, a ouvert la voie à une ingérence flagrante. Donald Trump a clairement annoncé son intention de «dicter» les décisions du Venezuela, transformant le pays en une sorte de protectorat. Les accords pétroliers signés sous pression, les réformes législatives imposées et les invitations à Washington ne sont que des illustrations de cette mainmise.

Alors que Marco Rubio se félicite d’une opération militaire réussie «sans la perte d’une seule vie américaine», le coût humain côté vénézuélien et cubain, avec une centaine de gardes tués, est cyniquement ignoré. Cette vision biaisée de la victoire met en lumière le mépris pour la vie humaine et la souveraineté des nations, des marques indélébiles de la politique américaine dans la région. Un nouvel empire semble émerger, où la force brute écrase les aspirations à l’autodétermination.