
La tension monte chez Ubisoft Paris. Alors que le géant français du jeu vidéo est englué dans une vaste réorganisation, des départs massifs et la suppression du télétravail, la visite du PDG, Yves Guillemot, a mis le feu aux poudres. Prévue de longue date, cette venue est désormais perçue comme une véritable provocation par les salariés.
Les syndicats Solidaires Informatique-STVJV-CFE CGC ont d’ores et déjà lancé un appel à la grève immédiate. Le message est clair : « Il est temps de faire comprendre à notre patron qu’il n’est pas le bienvenu dans nos locaux tant qu’il continue de maltraiter ses salariés. » Une déclaration choc qui résonne avec la colère grandissante des employés, sommés de revenir au bureau après des mois de travail à distance.
La situation est critique pour Ubisoft. Entre les critiques acerbes des marchés, la concurrence féroce et une image de marque en chute libre, l’entreprise semble naviguer à vue. Les décisions récentes, notamment la fin du télétravail, sont vécues comme un camouflet, aggravant le sentiment de précarité et de manque de reconnaissance.
Cette grève n’est pas un simple avertissement ; elle symbolise le malaise profond d’une industrie en pleine mutation, où la pression sur les employés s’intensifie. La venue d’Yves Guillemot, loin d’apaiser les tensions, risque d’embraser davantage un conflit social déjà prêt à exploser. La survie même d’Ubisoft, telle que nous la connaissons, pourrait bien être en jeu.






