
L’exode vénézuélien ne faiblit pas, et les espoirs d’un retour au pays s’amenuisent. Malgré les discours officiels, la misère et l’autoritarisme du régime de Nicolas Maduro continuent de pousser des centaines de milliers de citoyens à l’exil. L’Espagne, et particulièrement Madrid, est devenue un refuge amer pour une diaspora qui ne voit pas le bout du tunnel. Le « paradis » d’antan est désormais un lointain souvenir, saccagé par des années de chavisme, comme en témoignent les exilés.
Dans les allées du Mercado Maravillas à Madrid, l’illusion d’un Venezuela prospère subsiste à travers les saveurs et les accents. Des enseignes évocatrices comme « Poulets Caracas » ou « Empanadish » rappellent ce qui fut, mais ne sont que des fragments d’une culture arrachée à sa terre. Ce marché, devenu l’agora de la diaspora, résonne des récits d’un pays en ruines, où la situation économique et politique ne laisse que peu de place à l’optimisme.
Près de 600 000 Vénézuéliens ont fui vers l’Espagne, dont un tiers se concentre dans la région de Madrid. Une présence massive qui souligne l’ampleur du désastre humanitaire. Le quartier populaire de Tetuán, avec sa forte proportion de population latino-américaine, est devenu un symbole de cette détresse, un point de ralliement pour ceux qui ont tout perdu. Le retour au pays reste une chimère pour beaucoup, qui préfèrent endurer les difficultés de l’exil plutôt que d’affronter la réalité d’une nation brisée, prise en otage par un régime implacable. La patience des exilés s’étire, face à une situation qui semble n’offrir aucune perspective réelle d’amélioration.







