Iranian-Revolutionary-Guard
L'Union européenne pourrait enfin classer les Gardiens de la révolution iraniens comme organisation terroriste, une décision tardive face à la répression sanglante du régime.

L’Union européenne, après des mois d’hésitation et face à une répression sanglante, envisage enfin d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur sa liste d’organisations terroristes. Une annonce de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui sonne comme une réponse bien trop tardive aux exactions du régime. « Si vous agissez en terroriste, vous devez aussi être traité comme tel », a-t-elle déclaré, une évidence qui semble avoir échappé à Bruxelles pendant des années.

Cette décision, si elle est actée, est une concession arrachée après la pression de plusieurs États membres, dont la France et l’Italie. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a timidement affirmé que « l’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse ». Des mots forts, mais dont l’action concrète reste à démontrer.

Les Gardiens de la révolution, bras armé idéologique de la République islamique, sont accusés d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire, causant des milliers de morts. Pendant ce temps, l’UE se contentait de sanctions jugées insuffisantes par de nombreux observateurs. L’Iran, de son côté, brandit déjà la menace de « conséquences destructrices », une preuve de l’impact potentiel de cette décision, aussi tardive soit-elle.

Outre cette inscription, des sanctions supplémentaires sont attendues, ciblant 21 entités et individus, dont de hauts responsables des Gardiens. Une interdiction d’entrée dans l’UE et le gel des avoirs sont prévus, mais l’efficacité de ces mesures reste à prouver. Des sanctions seront également prises contre ceux qui aident la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, ajoutant une couche de complexité à cette situation géopolitique déjà tendue.