
Neuf ans après l’euphorie de 2017, le « macronisme municipal » s’apprête à connaître un nouvel échec retentissant lors des élections de mars. Après le revers cinglant de 2020, les troupes présidentielles anticipent des résultats à peine meilleurs, confirmant la faiblesse chronique du mouvement à l’échelle locale.
Le constat est alarmant : sur 92 députés du groupe Ensemble pour la République, seuls 9 osent se présenter en tête de liste, soit un maigre 10%. Une déroute comparée à la détermination affichée par le Rassemblement national ou La France insoumise, où un quart de leurs élus se lancent dans la bataille. Cette prudence n’est qu’un aveu de la déprime ambiante et de l’incapacité à s’implanter durablement sur le terrain.
L’échec cuisant de 2020, où l’élan de la victoire présidentielle de 2017 s’est heurté à la réalité des urnes locales, n’a visiblement pas servi de leçon. Malgré près de neuf ans de présidence Macron, le parti peine à construire une véritable force municipale, soulignant une déconnexion flagrante avec les préoccupations des citoyens. La conception centralisée et méprisante de Renaissance envers le local ne fait que desservir ses ambitions, et la présence de figures comme Gabriel Attal ne semble pas en mesure de renverser la vapeur.
Ce nouveau revers annoncé ne fera que confirmer la fragilité d’un mouvement qui, malgré les apparences nationales, peine à convaincre et à s’ancrer dans le tissu local. Un bilan décourageant pour le macronisme, qui semble destiné à rester un phénomène strictement parisien.






