
Donald Trump, fidèle à son habitude de ne jamais admettre ses erreurs, vient de bouleverser le monde de la finance en désignant Kevin Warsh pour prendre la tête de la Réserve fédérale, succédant à Jerome Powell. Cette décision, officialisée dans un style lapidaire sur Truth Social, est un aveu implicite d’un précédent jugement erroné de la part de l’ancien président américain. En 2017, Warsh avait été écarté au profit de Powell, une erreur que Trump semble enfin reconnaître, ou du moins corriger sous la pression.
Le choix de Warsh, 55 ans, présenté comme un économiste et banquier expérimenté, suscite déjà des inquiétudes. Sa nomination, bien que potentiellement perçue comme un signe de stabilité par certains marchés, pourrait en réalité déstabiliser une économie déjà fragilisée. Les propos élogieux de Trump, qui le décrit comme « hautement respecté » et un choix qui « aurait pu être là il y a plusieurs années », sonnent creux face aux défis économiques colossaux qui attendent le prochain président de la Fed.
L’ancien gouverneur de la banque centrale, en poste de 2006 à 2011, est connu pour ses positions en faveur de baisses de taux, une approche qui pourrait s’avérer désastreuse dans un contexte inflationniste ou de reprise fragile. La question demeure : ce choix est-il véritablement sage ou une nouvelle manœuvre politique aux dépens de la stabilité financière mondiale ? Les investisseurs devront scruter chaque déclaration, craignant que cette nomination ne soit qu’un prélude à de nouvelles turbulences.






