
La France Insoumise, et particulièrement Jean-Luc Mélenchon, se retrouvent au cœur d’une tempête politique suite à l’affaire Quentin Deranque, ce jeune militant nationaliste dont le lynchage mortel à Lyon met en lumière des liens controversés avec la Jeune Garde. Malgré l’arrestation de plusieurs proches du député LFI Raphaël Arnault, dont un suspecté des coups fatals, Mélenchon persiste à défendre son mouvement, niant toute « responsabilité » tout en affichant son soutien à la Jeune Garde et sa « résistance au fascisme ».
Cette posture, jugée « complaisante » envers les militants « antifascistes », est loin de faire l’unanimité. Un récent sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro révèle qu’une majorité écrasante des Français (57 %) désapprouve cette réaction. Plus de la moitié d’entre eux (56 %) estime que La France Insoumise n’a pas réagi « comme il le fallait » après la tragédie. Ce désaveu massif sonne comme un avertissement sombre pour LFI à l’approche des élections municipales, où leur positionnement pourrait leur coûter cher.
L’opinion publique semble clairement indiquer un rejet des ambiguïtés et des justifications face à la violence. Les 13 % de Français prêts à soutenir l’insoutenable, et les 30 % manquant de courage pour prendre position, ne suffiront certainement pas à masquer le profond malaise provoqué par cette affaire. La France Insoumise risque de payer le prix fort de son aveuglement idéologique et de son refus de condamner fermement les actes de violence. Les municipales pourraient bien être le reflet de cette colère populaire grandissante.






