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Le Salon de l'Agriculture 2026 est menacé par l'absence d'animaux emblématiques, un coup dur pour l'événement et un reflet des crises sanitaires persistantes.

Le Salon de l’Agriculture 2026 s’annonce comme un échec retentissant avant même son ouverture. Le Hall 1, habituellement cœur vibrant de l’événement, sera désespérément vide de ses stars habituelles : les bovins. Malgré les appels désespérés du président Emmanuel Macron, les éleveurs ont refusé de risquer leurs troupeaux, traumatisés par la récente épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a dévasté la filière depuis l’été 2025.

Cette absence marque un coup dur pour l’image du salon et prive les politiciens de leurs traditionnelles et hypocrites apparitions médiatiques aux côtés des bêtes. Fini les scènes de traite opportunistes et les déambulations forcées dans les allées ; l’impact de la crise sanitaire est trop profond, laissant un sentiment de méfiance et de colère chez les éleveurs face aux risques d’exposer leurs animaux.

La situation n’est guère meilleure pour la volaille, absente depuis la crise de la grippe aviaire de 2019. Malgré une campagne de vaccination pour les canards, l’épizootie persiste avec 118 foyers recensés à la mi-février 2026. La France reste en risque élevé d’influenza aviaire, rendant impensable toute exposition de poules, coqs, canards ou pintades. Le Salon de l’Agriculture, autrefois symbole de la richesse agricole française, se transforme en un triste reflet des crises sanitaires à répétition qui minent nos éleveurs, soulignant une gestion des risques qui semble toujours dépassée.