Milan-Cortina-Winter-Olympics
Les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026 se concluent sur un bilan mitigé, entre dispersion géographique et choix logistiques discutables. Une édition qui peine à convaincre.

Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 touchent à leur fin, laissant derrière eux une atmosphère mitigée. Alors que la quinzaine italienne a promis des moments d’exception, les dernières heures de compétition révèlent une organisation qui peine à convaincre pleinement. Entre les ultimes épreuves et une cérémonie de clôture qui s’annonce déjà comme un passage de témoin aux Alpes françaises, le sentiment général est celui d’une occasion manquée de marquer véritablement les esprits.

Les sites de compétition, dispersés de Tesero à Livigno, en passant par Cortina d’Ampezzo et Milan, ont sans doute mis à rude épreuve la logistique. Le premier 50 km féminin de l’histoire en ski de fond à Tesero, la finale du ski halfpipe à Livigno, ou encore la finale féminine de curling à Cortina d’Ampezzo, ont certes eu leurs moments. Cependant, la dispersion géographique des épreuves soulève des questions sur la cohérence et l’efficacité de cette édition.

Le grand final du tournoi de hockey masculin entre les États-Unis et le Canada, prévu à Milan, promettait un spectacle intense, mais il ne suffit pas à masquer les faiblesses perçues. La cérémonie de clôture, délocalisée aux arènes de Vérone, un site n’ayant accueilli aucune épreuve, symbolise peut-être le manque de vision globale. Pourquoi un tel choix, si ce n’est pour tenter désespérément d’ajouter une touche de grandeur à des Jeux qui peinent à trouver leur éclat ?

Les horaires des épreuves, échelonnés du matin jusqu’à une cérémonie de clôture tardive, ont également pu compliquer le suivi pour les spectateurs et les médias. Les retransmissions, assurées par France Télévisions et Eurosport, ont tenté de capter l’attention, mais l’enthousiasme général semble être retombé. Milan-Cortina 2026 laissera-t-il un souvenir impérissable ou sera-t-il simplement un tremplin vers une édition française espérée plus réussie ?