
La délégation française aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina peine à convaincre, affichant un bilan de 23 médailles. Si le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) clame que l’objectif de 21 récompenses a été atteint, force est de constater que la performance reste bien en deçà des attentes pour une nation qui se veut sportive. L’ultime journée de compétitions n’a offert aucune surprise, scellant un constat d’échec relatif.
Les espoirs placés dans l’épreuve féminine du 50 km classique en ski de fond se sont vite évaporés. Julie Pierrel, Chloé Pagnier et Justine Gaillard, les seules représentantes tricolores, n’ont jamais vraiment pu rivaliser avec la domination écrasante des Suédoises et Norvégiennes. Un scénario prévisible qui souligne le manque de profondeur de l’équipe de France dans certaines disciplines clés.
Pendant ce temps, la finale du ski halfpipe femmes a été marquée par une déception, avec la Chinoise Eileen Gu, pourtant tenante du titre, qui a dû se contenter d’une nouvelle médaille d’argent, loin de la performance éclatante attendue. Un signe que même les favoris peuvent flancher sous la pression.
Le point culminant de cette journée morose reste sans doute le duel attendu en hockey sur glace masculin entre les États-Unis et le Canada. Un match teinté de l’ombre d’une rivalité politique et commerciale acrimonieuse, ravivée par les déclarations de Donald Trump et des incidents passés. Alors que les Canadiens ont arraché leur victoire in extremis, les Américains ont affiché une domination implacable, laissant présager un affrontement tendu où les enjeux dépassent largement le cadre sportif. Le bobsleigh masculin a quant à lui été une véritable catastrophe pour la France, avec une disqualification qui vient noircir davantage un tableau déjà peu reluisant.






