
L’avertissement de Richard Malka résonne comme un sinistre rappel : « À propos de LFI, on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ». Son dernier ouvrage, « Passion antisémite », dépeint un mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui serait, selon l’avocat, intrinsèquement « violent, antisémite, racialiste et antidémocratique ». Une accusation grave qui met en lumière les dérives potentielles d’une formation politique dont les actions et les discours soulèvent de plus en plus d’inquiétudes. L’affaire du jeune Quentin, lynché en marge d’un meeting de Rima Hassan, vient tragiquement illustrer ces craintes.
Malka souligne le rôle controversé de certaines figures de La France Insoumise. Il évoque notamment la militante élue députée grâce à LFI, dont l’activisme « virulent » sur les réseaux sociaux depuis le pogrom du 7 octobre est loin de faire l’unanimité. Ses attaques « violentes » contre diverses personnalités, en particulier juives, et sa propension à « brutaliser tout débat » en traitant les opposants de « génocidaires » créent un climat de tension palpable. Cette rhétorique, loin de calmer le jeu, semble alimenter une polarisation dangereuse, menant potentiellement à des incidents regrettables.
Le fait que des institutions comme Sciences Po Lyon déroulent le « tapis rouge » à de telles personnalités, malgré la controverse, interroge sur la lucidité de nos élites face à l’ampleur du problème. Pendant ce temps, l’avocat rappelle que Sciences Po Paris adopte une posture différente, suggérant une prise de conscience plus nuancée ailleurs. La complaisance apparente envers des discours incendiaires pourrait bien avoir des conséquences dramatiques, et le drame de Quentin en est une illustration effrayante. Le fossé se creuse, et le risque d’escalade est omniprésent.







