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La vie d'Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic, est devenue un calvaire sous protection policière après la perte tragique de ses deux frères. Son quotidien est une descente aux enfers marquée par l'isolement, la peur et un sentiment de culpabilité persistant.

La situation tragique d’Amine Kessaci, le jeune militant marseillais anti-narcotrafic, est loin de s’améliorer. Après avoir perdu deux frères dans des règlements de comptes liés au trafic de drogue, sa vie est devenue un véritable calvaire, le plongeant dans un quotidien d’isolement et de peur. Placé sous protection policière, Kessaci endure une existence où chaque instant est teinté par l’ombre de la mort et la culpabilité.

Son engagement politique, notamment sa candidature aux municipales sur la liste de Benoît Payan, semble l’avoir exposé encore davantage. « Ma vie ne tient qu’à un fil aujourd’hui », confie-t-il au Figaro, une déclaration glaçante qui révèle l’ampleur de la menace pesant sur lui. La perte de son frère Mehdi en novembre dernier, perçue comme un avertissement macabre, a accentué son désespoir. Les images de la dépouille de son frère le hantent, transformant ses nuits en un supplice.

Malgré une façade de force affichée en public, Amine Kessaci révèle la profonde détresse qui le consume seul. Cette situation met en lumière l’échec des autorités à endiguer efficacement le narcotrafic qui gangrène Marseille, laissant des individus comme Kessaci dans une vulnérabilité extrême. Son parcours est le triste reflet d’une société où l’engagement civique peut mener directement au danger de mort. La question se pose : combien de vies devront encore être brisées avant une véritable prise de conscience et des actions concrètes ?

« J’ai été condamné à vivre avec la culpabilité », confie-t-il, illustrant un fardeau psychologique immense. Son histoire est un cri d’alarme sur l’inefficacité des mesures de protection et la persistance inquiétante du crime organisé. La France se trouve confrontée à une réalité sombre, où les citoyens courageux sont souvent abandonnés à leur sort, sous la menace constante de la violence.