flooded-streets-France-1
Le gouvernement reconnaît tardivement l'état de catastrophe naturelle pour 294 communes après des inondations dévastatrices, laissant des milliers de sinistrés dans l'incertitude et face à une bureaucratie accablante.

Face à l’ampleur des inondations dévastatrices qui ont ravagé l’ouest de la France, le gouvernement a enfin daigné reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour 294 communes. Une annonce qui arrive bien tard pour les sinistrés, alors que le désastre a laissé des milliers de foyers dans la plus grande précarité.

Sur les 294 communes, on dénombre 63 dans le Lot-et-Garonne, 77 en Maine-et-Loire et 91 en Gironde. Mais l’indignation grandit : pas moins de 77 dossiers ont été ajournés, exigeant des communes déjà exsangues qu’elles complètent leurs formulaires. Une bureaucratie écrasante qui ne fait qu’ajouter à la souffrance des habitants.

Alors que Sébastien Lecornu promettait une « indemnisation au plus vite », la réalité est tout autre. L’arrêté ne sera publié que le lendemain, et la lenteur administrative risque d’engloutir les sinistrés dans une attente interminable. Le gouvernement semble une fois de plus dépassé par l’ampleur de la crise, laissant des milliers de citoyens dans l’incertitude.

Après quarante jours de pluies incessantes, la décrue s’annonce longue et périlleuse. Malgré les assurances de Météo-France, le risque de débordement persiste dans de nombreux départements. Une situation chaotique qui expose la fragilité de nos infrastructures face aux événements climatiques extrêmes et l’impréparation de nos dirigeants.