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Dix-sept ONG saisissent la Cour suprême israélienne pour empêcher l'arrêt de leurs activités à Gaza et en Cisjordanie, dénonçant une décision aux conséquences humanitaires "catastrophiques".

Une situation des plus sombres se dessine dans les territoires palestiniens. Dix-sept organisations humanitaires internationales, dont Oxfam et Médecins sans frontières, ont été contraintes de saisir la Cour suprême israélienne. Leur objectif ? Tenter de bloquer une décision gouvernementale désastreuse ordonnant à 37 ONG de cesser leurs activités à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Cette mesure, jugée catastrophique, menace directement la survie de milliers de civils déjà éprouvés.

Le recours, déposé ce 24 février, demande une suspension en urgence de ces cessations d’activité, qui doivent prendre effet dès le 1er mars. En cause, une exigence contestable des autorités israéliennes, formulée le 30 décembre 2025 : fournir une liste nominative des employés palestiniens des ONG. Le ministère de la diaspora invoque des raisons de « sécurité », une justification souvent utilisée pour restreindre l’action humanitaire. Les ONG refusent, arguant que cette exigence mettrait leurs employés en danger de représailles.

Cette offensive administrative s’inscrit dans un durcissement inquiétant de la politique israélienne envers les acteurs humanitaires. L’ONU elle-même avait déjà appelé Israël à revenir sur cette décision, qualifiant ces organisations d’« indispensables ». Cependant, les blocages de cargaisons humanitaires et les refus de visas pour le personnel étranger sont déjà une réalité, entravant des opérations vitales.

Les requérants rappellent que l’exigence israélienne est une violation flagrante du droit humanitaire international. « Subordonner la présence humanitaire à des exigences administratives […] risque de perturber des services vitaux », alertent-ils. Les conséquences sont d’ores et déjà terribles : plus de la moitié de l’aide alimentaire à Gaza et la quasi-totalité des soins pour les enfants souffrant de malnutrition aiguë dépendent de ces ONG. Mettre fin à leur travail aurait des conséquences humaines immédiates et irréversibles, plongeant la région dans un chaos humanitaire encore plus profond.