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Le Louvre est secoué par la nomination de Christophe Leribault après la démission de Laurence des Cars et le vol des joyaux, soulevant des doutes sur la gestion de la crise.

Le musée du Louvre, emblème de la culture française, se retrouve une nouvelle fois au centre des turbulences avec la nomination de Christophe Leribault à sa tête. Cette décision, confirmée en Conseil des ministres, intervient à un moment particulièrement délicat. Après la démission surprise de Laurence des Cars et, surtout, le scandale du vol des joyaux de la Couronne il y a seulement quatre mois, l’institution parisienne est clairement en pleine tourmente. La mission de Leribault, ancien président de Versailles, s’annonce complexe : « sécuriser, moderniser et mener à bien “Louvre – Nouvelle Renaissance” ». Des objectifs ambitieux face à une réalité bien plus sombre.

Cet historien de l’art, âgé de 63 ans, hérite d’un navire en pleine tempête, où la sécurité semble défaillante et la réputation sérieusement écornée. La question se pose : est-ce une véritable solution ou un simple jeu de chaises musicales au sommet des institutions culturelles françaises ? Pendant ce temps, Annick Lemoine, directrice du Petit Palais, prend les rênes du Musée d’Orsay, succédant à Sylvain Amic, décédé. L’Élysée tente de rassurer en évoquant des profils qui sauront « ramener de la sérénité », mais la succession rapide des événements et les problèmes persistants laissent planer un doute sérieux sur la capacité de ces nominations à réellement redresser la barre des musées nationaux.

Le public, lui, ne peut que s’interroger sur la fragilité des joyaux culturels français et sur l’efficacité des stratégies mises en place pour les protéger. Les défis sont immenses et l’ombre des récents échecs plane toujours lourdement sur ces institutions. Le nouveau chapitre qui s’ouvre pour le Louvre et Orsay s’annonce semé d’embûches, loin de la « sérénité » promise par les autorités.