
Le terme « antifa », abréviation d’« antifasciste », est lourd d’un héritage violent, remontant aux années 1920 en Italie où il s’opposait aux escadrons de Benito Mussolini. Historiquement, l’antifascisme a gagné en ampleur avec la montée d’Hitler et la guerre civile espagnole, puis a continué en France contre le Front National dès les années 1980, montrant une continuité troublante de la violence politique.
Aujourd’hui, l’antifascisme français connaît un renouvellement sombre, comme en témoignent les récentes controverses. Le sociologue Ugo Palheta, coauteur de « Face à la menace fasciste », qui met en garde contre une « fascisation accélérée » de certains régimes et dénonce la montée de l’extrême droite, apporte un éclairage sur ces évolutions.
Cependant, l’actualité récente a été marquée par des événements tragiques, notamment la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite. Cet événement a mis en lumière l’implication de groupes antifascistes, dont la Jeune Garde, un collectif antifasciste lyonnais. Bien que la Jeune Garde ait été dissoute en juin 2025, elle reste au cœur des accusations de violences. L’enquête judiciaire en cours concernant la mort de Quentin Deranque a mené à l’interpellation de onze personnes liées aux mouvements antifascistes, dont des collaborateurs parlementaires, soulevant des questions alarmantes sur les liens entre ces groupes et certaines mouvances politiques.
La mort de Quentin Deranque est survenue après une rixe le 12 février 2026, en marge d’une conférence à Lyon. Les premières informations ont évoqué un guet-apens de la part d’antifascistes, une version remise en question par des enquêtes journalistiques qui suggèrent que le groupe d’extrême droite de Quentin Deranque, lourdement équipé, aurait cherché l’affrontement. Ce drame s’inscrit dans un contexte lyonnais de violences récurrentes entre l’extrême droite et l’extrême gauche, exacerbant les tensions et la polarisation de la société.






