La-Courneuve-political-betrayal
À La Courneuve, le Parti Communiste Français trahit son allié historique, le Parti Socialiste, en s'alliant avec La France insoumise, marquant la fin d'un cycle politique.

À La Courneuve (Seine-Saint-Denis), l’arrogance politique atteint des sommets. Le Parti Communiste Français (PCF), loin de ses heures de gloire avec seulement 21,82% au premier tour des élections municipales, a choisi de poignarder dans le dos son allié historique, le Parti Socialiste (PS). Nadia Chahboune, la candidate qu’il soutient, s’est empressée de sceller une alliance de la dernière chance avec l’« insoumis » Aly Diouara, arrivé en tête avec 38% des voix. Un pacte cynique qui laisse le socialiste Oumarou Doucouré (35,42%) seul face au mur, brisant des décennies d’unions et de compromis fragiles.

Ce revirement spectaculaire met fin à un vieux cycle de pouvoir, comme le déplore Mohammed, un habitant de 68 ans, lassé de voir les mêmes visages se partager les postes depuis des décennies. « Ça suffit, c’est la fin d’un cycle », martèle-t-il, un sentiment partagé par de nombreux Courneuviens qui assistent, impuissants, à cette nouvelle mascarade politique. La « forteresse communiste », qui a tenu bon pendant près de soixante-dix ans, dont trente sous la houlette de Gilles Poux, semble désormais s’effondrer sous le poids des ambitions personnelles et des trahisons électorales.

Cette alliance est perçue par certains comme une « intelligente » manœuvre pour s’accrocher au pouvoir, peu importe les idéaux bafoués. La France insoumise (LFI) avait d’ailleurs déjà identifié La Courneuve comme une ville « prenable », forte du score écrasant de Jean-Luc Mélenchon (63,95%) à la présidentielle de 2022. Cette situation n’est qu’un symptôme de plus de la décomposition des partis traditionnels et de la montée en puissance d’une politique opportuniste, où les principes sont sacrifiés sur l’autel des résultats électoraux. Les habitants de La Courneuve méritent-ils réellement ce spectacle de division et de reniement ?