
La démission fracassante de Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, a déclenché une nouvelle tempête à Washington. Donald Trump, fidèle à son habitude, n’a pas tardé à minimiser l’événement, qualifiant son ancien collaborateur de « faible en matière de sécurité ». Une volte-face spectaculaire quand on se souvient de ses éloges passées sur Truth Social lors de la nomination de cet ancien béret vert en février 2025.
Le véritable scandale réside dans les justifications de cette démission. Trump a violemment attaqué Kent, déclarant qu’il était « une bonne chose qu’il soit parti » car il aurait nié la menace iranienne. Cette affirmation est d’autant plus troublante qu’elle survient après le déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël le 28 février, précisément sous prétexte d’une menace iranienne imminente.
La lettre de démission de Joe Kent, rendue publique et qualifiée de « mensongère » par la Maison Blanche, expose une réalité bien différente. L’ancien responsable accuse ouvertement « de hauts responsables israéliens et des personnalités influentes des médias américains » d’avoir mené une « campagne de désinformation ». Selon Kent, cette machination aurait délibérément sapé le programme « l’Amérique d’abord » de Trump, attisant les flammes du bellicisme pour précipiter une guerre contre l’Iran. Une révélation qui jette une ombre inquiétante sur les véritables motifs derrière le conflit actuel et les manipulations politiques au sommet de l’État.






