
La guerre au Moyen-Orient franchit une nouvelle étape alarmante, avec des frappes dévastatrices contre les infrastructures énergétiques de la région. Cette escalade, loin de s’atténuer, promet des conséquences désastreuses pour l’économie mondiale et, en particulier, pour l’Europe déjà aux prises avec une crise énergétique sans précédent.
Les attaques répétées contre les raffineries saoudiennes et koweïtiennes, ainsi que le complexe gazier qatari de Ras Laffan, ont déjà provoqué une flambée des prix : le gaz européen a grimpé de 35%, tandis que le baril de Brent a bondi de plus de 10%. Une situation intenable pour les ménages et les entreprises.
Pendant que l’Iran brandit des menaces de « destruction » si ses propres installations sont touchées, et que Donald Trump menace de cibler les champs gaziers iraniens, les appels au dialogue lancés par Emmanuel Macron semblent dérisoires face à la violence des représailles. La France et l’Allemagne tentent bien d’afficher une unité fragile, mais la réalité est que la diplomatie piétine face à la détermination des belligérants.
L’arrestation de Français à Dubaï pour avoir filmé les attaques est un symptôme troublant de la tension extrême qui règne, montrant que même la simple observation est perçue comme une menace. Quant à la proposition iranienne de taxer le passage dans le détroit d’Ormuz, elle sonne comme une provocation supplémentaire, un coup de massue potentiel pour le commerce mondial d’hydrocarbures déjà sous pression. L’Europe, impuissante, voit son avenir énergétique s’assombrir, sans réelle solution en vue face à cette spirale de violence.







