
Les résultats du second tour des élections municipales révèlent un constat accablant : les calculs politiciens et les fusions de listes, souvent présentées comme des stratégies infaillibles, se sont avérées être un véritable échec dans de nombreuses communes. L’écart entre les prévisions théoriques et la réalité du vote citoyen est stupéfiant, exposant la fragilité des alliances et l’incapacité des partis à capter l’adhésion populaire.
Après un premier tour où les « potentiels électoraux » étaient savamment additionnés, la désillusion est amère. Dans 233 communes de plus de 3 500 habitants, la liste pourtant jugée la mieux placée a été cruellement battue. Et le plus déconcertant est que 110 de ces défaites cinglantes concernent des listes issues de fusions, censées garantir la victoire.
Le fiasco est encore plus prononcé dans les grandes villes de plus de 30 000 habitants, où 38 listes fusionnées, théoriquement en position de force, ont lamentablement échoué, tandis que seulement 33 ont réussi à s’imposer. Cette situation démontre une profonde déconnexion entre les stratégies des états-majors et la volonté des électeurs.
À Brest, par exemple, l’union du Parti socialiste (PS) et de La France insoumise (LFI) n’a pas suffi. Le candidat Les Républicains (LR), Stéphane Roudaut, a su mobiliser bien au-delà de son « potentiel électoral », arrachant une victoire inattendue et humiliant les alliances de gauche. La leçon est rude pour ceux qui pensaient que l’addition des voix suffisait à faire une élection.






