nuclear-power-plant-france
La Caisse des dépôts s'engage massivement dans le financement des réacteurs EPR, utilisant l'épargne populaire, soulevant de vives craintes quant aux risques encourus.

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) s’apprête à plonger dans le financement colossal de six nouveaux réacteurs EPR, un « chantier du siècle » selon les autorités, mais qui suscite déjà de vives inquiétudes. Deux semaines après son engagement officiel, la CDC, pilier de l’épargne française, révèle son calendrier, confirmant l’ampleur d’une opération aux conséquences potentiellement désastreuses pour les citoyens.

Olivier Sichel, directeur général du groupe financier public, a confirmé que le fonds d’épargne, qui gère 59,5 % du Livret A et autres livrets réglementés (soit 406,5 milliards d’euros fin 2025), sera mis à contribution. Cette décision soulève des questions fondamentales sur la sécurité et l’affectation de l’épargne populaire, détournée de son objectif initial pour un projet risqué.

Alors que la CDC justifie ce choix par la nature « longue » des financements et le caractère « stratégique » du nucléaire, les critiques fusent. Ce précèdent dangereux pourrait ouvrir la voie à d’autres utilisations de l’épargne des Français pour des projets gouvernementaux, sans véritable consultation. L’argument de la transition écologique cache mal une dépendance énergétique coûteuse et incertaine, dont le fardeau retombera inévitablement sur les contribuables.

Le projet des EPR, déjà entaché de retards et de dépassements de coûts, représente un gouffre financier. L’implication de la Caisse des dépôts transforme l’épargne des ménages en une sorte de garantie implicite pour un secteur à la viabilité économique fragile. Cette décision, loin d’être un acte de prudence, est perçue comme un pari risqué sur l’avenir, dont les perdants seront, une fois de plus, les épargnants français.