
Un scandale éclate en Martinique, secouant l’industrie de la viande et l’inaction des autorités. L’association L214 révèle des dysfonctionnements graves et des sévices inimaginables dans un abattoir public du Lamentin. Des bovins, parfois encore conscients, seraient égorgés puis découpés vivants, exposant une cruauté intolérable.
Les images, filmées en janvier et février, sont accablantes : des animaux se débattent désespérément pendant qu’ils se vident de leur sang. La cause ? Un box de contention « inadapté » qui rend l’étourdissement inefficace, empêchant ainsi une perte de conscience suffisante avant la saignée. L’horreur ne s’arrête pas là, avec des animaux bougeant encore au moment de la découpe, censés être morts. Cette situation inacceptable est une preuve flagrante de la souffrance animale infligée.
L214 dénonce également des pratiques illégales, comme le placement de plusieurs veaux dans un même box, une violation flagrante des réglementations qui exigent un étourdissement individuel. L’association a logiquement réclamé la fermeture immédiate de l’abattoir et a déposé plainte pour « sévices graves et mauvais traitements ». Cette affaire met en lumière les défaillances systémiques et l’échec des contrôles vétérinaires.
Ce n’est pas un cas isolé. Malgré les condamnations répétées de l’État pour ses manquements, la situation perdure. Un audit national des abattoirs, réclamé en vain en 2025, est plus que jamais nécessaire. Le dernier audit, en 2016, avait déjà révélé des non-conformités dans 80 % des établissements. Face à cette situation alarmante, un moratoire sur la construction de nouveaux abattoirs semble être la seule mesure sensée pour stopper cette barbarie.








