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Donald Trump frappe un grand coup contre les programmes de diversité : un nouveau décret interdit aux entreprises fédérales toute politique de lutte contre le racisme et le sexisme. Une décision controversée qui met en péril les initiatives DEI.

Un coup de massue inattendu s’abat sur les programmes de diversité et d’inclusion aux États-Unis. Le président américain, Donald Trump, a signé un décret controversé, interdisant désormais aux entreprises collaborant avec l’administration fédérale d’appliquer des politiques internes de lutte contre le racisme ou le sexisme. Cette décision, effective d’ici trente jours, marque une escalade inquiétante dans la croisade de Trump contre les initiatives de Diversité, Équité et Inclusion (DEI).

Les critiques fusent : ce décret, perçu comme une régression majeure, valide l’argumentation républicaine selon laquelle les mesures DEI favoriseraient un « racisme inversé », écartant des individus prétendument compétents. Trump lui-même a justifié cette manœuvre en affirmant que les programmes DEI gonflent inutilement les coûts pour les employeurs, qui finissent par répercuter ces dépenses sur leurs contrats avec l’État fédéral.

L’onde de choc ne s’arrête pas là. Pour toute entreprise souhaitant décrocher un contrat avec l’administration, une nouvelle clause anti-DEI de sept paragraphes devient obligatoire. Celle-ci stipule que le contractant ne devra se livrer à « aucune activité DEI de discrimination raciale ». Une contrainte draconienne qui forcera les entreprises à revoir leurs pratiques sous peine de perdre des marchés publics cruciaux.

Ce n’est pas une première pour Trump. Depuis son retour au pouvoir, il a méthodiquement démantelé les programmes DEI au sein de l’administration fédérale, des universités et même des institutions sportives. Des fonctionnaires fédéraux ont été licenciés, et des programmes entiers ont été fermés. En août 2025, son administration avait déjà annoncé son intention de « réexaminer » des expositions muséales, pour éradiquer tout « discours clivant ou partisan », dénonçant ce qu’il qualifie de dérives « woke ». Cette nouvelle attaque contre la diversité du secteur privé est une sombre illustration de la direction prise par le pays.