
La province de Souweïda, en Syrie, est devenue le théâtre d’une horreur inqualifiable en juillet dernier, avec plus de 1 700 vies fauchées dans des violences brutales. Les enquêteurs de l’ONU ne mâchent pas leurs mots : des « crimes de guerre » et des crimes contre l’humanité auraient été perpétrés, dévoilant l’ampleur d’une barbarie insoutenable. Les forces gouvernementales et les groupes armés druzes sont pointés du doigt, accusés d’avoir commis des violations d’une gravité alarmante.
Le rapport accablant de la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie détaille des « exécutions, des actes de torture, des violences sexistes et des incendies de maisons à grande échelle ». Trois vagues de violence simultanées ont déchiré Souweïda entre le 14 et le 19 juillet 2025, laissant derrière elles un carnage de 1 700 morts et près de 200 000 déplacés. La première vague, la plus meurtrière, a vu les forces gouvernementales et des combattants tribaux déchaîner des « meurtres, tortures, détentions arbitraires et pillages » contre les civils druzes.
L’instabilité est alimentée par des forces extérieures : Israël est accusé d’avoir contribué au chaos par ses frappes aériennes, entraînant des représailles sanglantes. Alors que les forces gouvernementales se retiraient après ces attaques, des groupes armés druzes ont attaqué des civils bédouins, avant que des combattants tribaux ne ripostent contre les civils druzes. Le rapport révèle avec effroi que des membres des forces gouvernementales ont même ôtél leurs uniformes pour participer à ces violences. Une trahison généralisée qui ronge la confiance au sein des communautés victimes.
Aujourd’hui, Souweïda reste profondément fracturée. Près de 200 000 personnes déplacées sont toujours dans l’impossibilité de regagner leurs foyers. L’appel à la justice est pressant : tous les responsables doivent rendre des comptes, « quels que soient leur affiliation ou leur rang », pour tenter de rétablir une once de confiance et aborder les racines profondes de ce conflit dévastateur. Mais l’espoir semble mince face à l’ampleur des atrocités commises et à l’échec manifeste de la communauté internationale à protéger ces populations.






