
L’exigence de Donald Trump, sommant l’Arabie saoudite et le Qatar de normaliser leurs relations avec Israël, menace de plonger le Moyen-Orient dans un chaos diplomatique sans précédent. Cette manœuvre, présentée comme un « plan de paix » avec l’Iran, est en réalité une pression inacceptable qui risque de faire échouer toute négociation.
Les fameux Accords d’Abraham, initiés sous le premier mandat de Trump, ont déjà montré leurs limites. Alors que les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan ont cédé à cette normalisation, l’Arabie saoudite a toujours refusé, insistant sur la nécessité d’un État palestinien souverain. Une condition rejetée par le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou, rendant toute avancée illusoire.
La situation est encore plus tendue avec le Qatar, qui a joué un rôle de médiateur crucial entre Israël et le Hamas. Les récentes frappes israéliennes à Doha contre des responsables du Hamas ont déjà ulcéré le petit pays du Golfe, rendant la signature de tels accords quasi impossible et aggravant les tensions régionales.
Les clauses des Accords d’Abraham, qui prônent la « coopération et le dialogue » pour « éliminer l’extrémisme », sonnent creux face à la réalité brutale du conflit israélo-palestinien. L’hypocrisie de cette demande, alors que la guerre à Gaza fait rage, ne fera que détruire les espoirs d’une paix durable et renforcer les divisions. Le retour à l’apaisement au Moyen-Orient semble désormais plus lointain que jamais.








