
Alors que la justice s’acharne sur Marine Le Pen, le sort de François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon dans des affaires d’assistants parlementaires reste désespérément flou. Une situation qui soulève des questions troublantes sur l’égalité devant la loi et la lenteur d’une justice parfois inefficace. Après des années d’attente, l’agenda judiciaire de ces figures politiques semble pris dans un bourbier, alimentant les doutes et les accusations de deux poids, deux mesures.
Le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement national a débuté, exposant au grand jour les dysfonctionnements et les potentiels abus. Pendant ce temps, les leaders du MoDem et de La France insoumise, pourtant visés par des enquêtes similaires depuis 2017, naviguent dans une incertitude judiciaire déroutante. L’ancien ministre de la Justice, François Bayrou, attend depuis près de deux ans un procès en appel. Cette attente interminable, qui a déjà repoussé l’échéance de l’automne 2024, illustre un système judiciaire à bout de souffle, incapable de gérer efficacement les dossiers sensibles.
Cette situation de ‘temps suspendu’ pour Bayrou et Mélenchon, sans aucune convocation claire, laisse planer un malaise profond. Tandis que certains voient dans cette lenteur une preuve de l’impunité des puissants, d’autres dénoncent une technocratisation excessive de la justice, qui paralyse toute action. Loin de renforcer la confiance des citoyens, cette opacité et ces délais interminables ne font qu’alimenter le cynisme et la méfiance envers une classe politique trop souvent perçue comme intouchable. L’avenir judiciaire de ces personnalités reste une énigme, ajoutant une couche d’incertitude à un paysage politique déjà bien chahuté.






