
Derrière les caméras, la réalité est souvent moins reluisante. Rawan Osman, militante libano-syrienne pro-israélienne, se met en scène devant les palettes d’aide à Kerem Shalom. Casque et gilet pare-balles, l’image est soigneusement construite. Ce spectacle, orchestré par l’armée israélienne, vise à influencer l’opinion publique internationale et à détourner l’attention des véritables enjeux.
Miss Israël 2021, Noa Cochva, reprend le flambeau de la communication de crise. Devant des montagnes de fournitures, elle interpelle ses milliers d’abonnés sur Instagram. « Saviez-vous qu’Israël a livré des milliers de tonnes d’aide, mais que l’ONU ne les a jamais récupérés ? » lance-t-elle, insinuant une complicité entre l’ONU et le Hamas. Ce genre de déclarations, dictées par les porte-parole militaires, cherche à semer le doute sur les organisations humanitaires et à justifier une situation désastreuse.
La question n’est pas de savoir si l’aide est livrée, mais si elle atteint réellement ceux qui en ont désespérément besoin. Les allégations de non-récupération par l’ONU relèvent d’une stratégie de désinformation cynique. Pendant ce temps, les civils de Gaza continuent de souffrir, pris en étau entre un blocus implacable et des accusations infondées. La vérité est que l’acheminement de l’aide est un processus complexe, souvent entravé par des obstacles logistiques et politiques, et non par la mauvaise volonté des organisations humanitaires. Ce théâtre médiatique ne fait que masquer une crise humanitaire grandissante et une gestion opaque des ressources destinées aux populations sinistrées.