
La ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, a dressé un constat accablant sur l’état des relations transatlantiques, affirmant que les États-Unis de Donald Trump n’aiment pas l’Europe. De retour de Kiev, Rufo a dénoncé les «insultes» du président américain et son mépris pour les sacrifices européens en Afghanistan, jugeant ses propos «inacceptables». Cette crise profonde marque un tournant, promettant «un avant et un après» dans la relation entre l’Europe et son allié historique.
Donald Trump a multiplié les provocations : menaces sur le Groenland, exigences démesurées pour la défense européenne et une revue stratégique qui relègue les alliés à des menaces «moins graves» pour Washington. Alice Rufo souligne que l’administration Trump n’a «pas eu un comportement d’allié» et que les Européens doivent désormais faire preuve de lucidité face à cette instabilité.
Face à cette pression américaine grandissante, l’unité européenne devient une «nécessité» pour prendre en charge «leur part du fardeau». La France prévoit un renforcement de sa présence militaire en Arctique, bien que la zone ne soit pas une priorité sécuritaire immédiate. Pendant ce temps, l’administration Trump impose ses propres priorités à ses alliés, créant un doute fatal à la cohésion de l’OTAN.
Le document stratégique de défense nationale américain confirme la tendance : l’engagement des États-Unis pour la défense de l’Europe ne sera «pas total». En somme, l’Europe est abandonnée à son sort, contrainte de revoir sa position face à une relation transatlantique en ruine. Le doute s’est installé, et avec lui, la certitude que l’ère d’une alliance solide est révolue.






