
La rumeur d’un rachat d’Abivax par le colosse pharmaceutique américain Eli Lilly s’effondre lamentablement. Bercy a démenti fermement toute sollicitation, jetant une ombre sur les attentes des investisseurs et soulevant des questions sur la fiabilité des informations qui circulent dans le milieu financier. Le ministère de l’Économie a été catégorique : aucune demande d’autorisation préalable d’investissement étranger n’a été déposée, ni aucune rencontre n’a eu lieu à ce sujet. Cette situation expose la fragilité des cours boursiers face aux simples spéculations.
Pourtant, « La Lettre » avait avancé qu’Eli Lilly était prêt à débourser pas moins de 15 milliards d’euros pour acquérir la biotech française, attendant un « signe » de Bercy. Ce démenti brutal met en lumière une possible manipulation des marchés ou, au minimum, une circulation d’informations non vérifiées ayant un impact direct sur la valorisation d’une entreprise. L’action Abivax, après un bond spectaculaire de plus de 30% à la mi-journée, a vu ses gains se réduire drastiquement, illustrant la volatilité et les risques encourus par les petits porteurs face à ce genre d’annonces non confirmées.
Abivax, spécialisée dans les traitements des maladies inflammatoires chroniques, avait pourtant connu une année faste grâce à des résultats d’essais cliniques prometteurs. Ces succès avaient permis une levée de fonds impressionnante de 750 millions de dollars, bien au-delà des espérances initiales. Mais l’euphorie autour de ces avancées semble maintenant tempérée par la dure réalité des négociations avortées et des rumeurs infondées. Cet épisode rappelle à quel point le secteur des biotechs, malgré son potentiel, reste vulnérable aux mouvements spéculatifs et à l’incertitude économique.






