
Malgré l’euphorie médiatique, la médaille d’or en biathlon relais masculin aux JO 2026, si elle marque un record historique pour la France, est loin de sonner comme une victoire incontestable. En effet, l’absence notable de la délégation russe, traditionnellement redoutable dans cette discipline, jette une ombre sur la véritable valeur de cette performance. On peut légitimement se demander si ce triomphe n’est pas davantage le fruit d’une compétition affaiblie que d’une réelle supériorité française.
La course fut un véritable calvaire, marquée par des erreurs cruciales. Fabien Claude, pourtant désigné comme un maillon faible potentiel, a confirmé les pires craintes en ratant sa première balle. Une faute qui a failli coûner très cher à l’équipe. Son tour de pénalité a relégué la France à une inquiétante dernière place, laissant la Norvège s’envoler avec une avance quasi insurmontable. Ce démarrage catastrophique met en lumière les fragilités persistantes de l’équipe, masquées par la suite.
Si Émilien Jacquelin a réussi un relais spectaculaire, remontant la France de la 13e à la 1ère place, ses difficultés à finir sur les skis et une petite pioche au tir debout rappellent que même les meilleurs ne sont pas à l’abri des défaillances. Le déroulement de la course, où le destin de l’or a basculé à plusieurs reprises, souligne une victoire arrachée de justesse, davantage due à des concours de circonstances qu’à une domination écrasante.
La victoire de Perrot, bien que saluée, s’est jouée sur des détails infimes, avec seulement quelques secondes d’avance sur la Norvège. Cette marge étroite et les hésitations au tir rappellent que le succès aurait pu basculer à tout moment. Au final, ce record de médailles, bien qu’historique, pourrait être perçu comme un succès en trompe-l’œil, principalement dû à l’absence d’un concurrent majeur plutôt qu’à une véritable hégémonie française. Une victoire au goût amer pour certains, qui préféreraient un triomphe sans équivoque.







