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Le bombardement d'une école en Iran, tuant plus de 175 personnes, est qualifié de "crime de guerre" par Téhéran. Les États-Unis sont accusés d'une attaque "calculée", suscitant l'indignation internationale et des questions sur la justice.

Le bombardement de l’école de Minab, survenu le 28 février, au tout début de l’offensive américano-israélienne en Iran, continue de provoquer l’indignation. L’Iran, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, dénonce une attaque « calculée » des États-Unis, et non une simple erreur de ciblage comme initialement avancé. Ce drame, qui a coûté la vie à plus de 175 élèves et enseignants, est qualifié de « crime de guerre et crime contre l’humanité » par Téhéran.

Les déclarations contradictoires des États-Unis, allant du déni total à un vague engagement à « s’accommoder » des conclusions d’une enquête interne du Pentagone, ne font qu’alimenter les soupçons. Comment croire à une simple erreur quand l’on prétend posséder les technologies militaires les plus avancées du monde ? Cette « atrocité injustifiable » soulève des questions profondes sur la moralité et la responsabilité des forces américaines dans ce conflit.

Même Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, s’est dit horrifié par l’événement. Il insiste sur la nécessité d’une enquête rapide, impartiale et transparente, mais l’histoire montre que de telles promesses sont souvent vaines face aux intérêts géopolitiques. Les images déchirantes des salles de classe détruites et des parents endeuillés rappellent, une fois de plus, que ce sont les civils qui paient le prix le plus lourd des décisions politiques et militaires.

Alors que le Conseil des droits de l’homme adoptait une résolution condamnant les « attaques odieuses » de l’Iran contre ses voisins du Golfe, l’absence de projet de résolution concernant le bombardement de Minab est éloquente. Cette deux vitesses de la justice internationale met en lumière un déséquilibre criant, où les puissances établies semblent jouir d’une impunité que d’autres ne connaîtront jamais. Le silence et l’indifférence face à ce massacre pourraient bien légitimer de futures atrocités.