
Face à des crues sans précédent, Bordeaux est officiellement placée en vigilance rouge, une situation alarmante qui n’avait pas été observée depuis la dévastatrice tempête de 1999. Alors que la tempête Pedro menace, la ville se prépare au pire, avec la mise en œuvre du plan communal de sauvegarde par le maire, Pierre Hurmic. Cette décision, rare et lourde de sens, souligne l’imminence d’un désastre potentiel pour les 265 000 habitants de la neuvième ville de France.
Les autorités prévoient des « mesures de mise à l’abri importantes » pour la population, un euphémisme qui cache mal l’ampleur des évacuations à venir. La Garonne, gonflée par les intempéries, menace de déborder massivement dès jeudi matin. L’inquiétude est palpable, Vigicrues ayant d’ores et déjà signalé une hausse critique des niveaux d’eau, notamment à Libourne et Bordeaux.
Cette crise révèle l’échec des politiques de prévention et la vulnérabilité des infrastructures urbaines face aux aléas climatiques. Les citoyens s’interrogent sur la capacité de la mairie à gérer une catastrophe de cette envergure, alors que les souvenirs amers de 1999 resurgissent. Bordeaux, autrefois fière de ses quais, pourrait bien se retrouver sous les eaux, exposant cruellement les limites de sa préparation face aux forces implacables de la nature.






